C’est vrai ça, quand est-ce qu’on le commence ce concours “Extraits d’affiches anciennes” !? Je suis sur la ligne de départ depuis ce week-end et j’ai des crampes… :p
Je compte y proposer d’emblée deux petites affiches, et les deux viennent de Mars, ma vieille obsession. La première est connue, c’est une affiche électorale de là-bas, mais attention hein, avec une foule de petites choses corrigées et polies ! Ce n’est qu’un juste retour puisque le petit robot à gauche avait été fait pour T-unik, dans l’hypothèse d’une nouvelle collection… Reste à voir si les affiches politiques sont acceptées. Je ne commente pas les sources d’inspiration. ;)
La deuxième est une affiche publicitaire qui vante les mérites de la station balnéaire martienne de Chromium Bay (sur la Mare Chromium, ancienne nomenclature, bien sûr). Inspirée par plusieurs affiches des années 20-30, j’adore cette époque et ce style ! En espérant qu’elle plaise… :)
Reste plus qu’à attendre le retour du taulier ! (mais où part-il donc ainsi des jours durant…)
Cancan fantôme au fond d’un marais, houppette rose sur lit de boue… Eau saumâtre, ciel glauque, et fleurs de baisers… Je me suis fait plaisir sur cette image. :)
C’est ma contribution à un petit webzine de potes, cette saison le thème est « bestiaire fantastique ». D’ailleurs si vous en avez marre de dessiner dans votre coin et que ça vous tente, faites-moi signe. ;)
Je commence à rattraper mon retard ici et là, je vais même pouvoir me pencher sur mes projets en cours ! (clin d’oeil à Nesk). :D
L’affiche du MPRP a finalement été repêchée à la séance de rattrapage de Just4T (merci à Apy qui est allé se faire imprimer ailleurs et qui m’a du coup laissé sa place :p ).
J’ai envoyé deux visuels à Monsieur Un pour le concours consacré aux jeux. Je l’ai prévenu que ce n’était sans doute pas trop son style, mais que là tout de suite, j’avais pas autre chose en magasin. :D Il a eu la bonté de les mettre quand même dans sa galerie. Vous pouvez donc aller dire tout le mal que vous en pensez (oui je suis dans une phase « je déteste tout ce que je fais »… sans doute parce que je n’ai jamais le temps de fignoler autant que je voudrais et ça me rend malade ! )
Et sinon après quarante-douze mails en français ou en anglais, les gens de Spreadshirt ont fini par admettre qu’ils s’étaient complètement plantés sur les couleurs de White Alice. J’ai donc bon espoir que la réimpression soit meilleure. :)
Toujours une tonne de boulot sur mon wargame… Des bateaux, des canons, des portraits de généraux par dizaines… Et par-dessus le marché je dois subir une armée de beta-testeurs et « reenactors » américains qui me chipotent le moindre bouton de manchette ! C’est l’enfer ! :D
Bon je me plains mais c’est sympa comme boulot. ;) J’ai quand même hâte de trouver du temps pour mes projets perso.
Je viens de recevoir le PDF de mon article à paraître en décembre dans le magazine « Cyberstratège », et il a l’air joli tout plein. Un bel article de 7 pages consacré au genre du city-building game antique. ^^ J’ai eu le plaisir d’écrire divers dossiers de ce style, sur les jeux de pirates ou de châteaux-forts par exemple… C’est sympa aussi le boulot de journaliste. ;)
Et sinon c’est le dernier jour pour aller voter chez Look-Zippy où a été sélectionné mon Maneki-Neko ! Je n’y croyais plus et je suis bien contente de faire partie de la course. :D
Un petit aperçu de mon travail au sein d’un studio spécialisé dans le wargame… Cette planche est un échantillon de la centaine de soldats présents dans le projet en cours, dessinés « à l’ancienne » ou presque ! Le but est d’évoquer l’ambiance des jeux de plateau avec jetons ou figurines. Du old school, quoi. :)
Alice sous toutes ses formes ! :) J’ai eu le plaisir de voir mon visuel « White Alice » sélectionné par la Fraise. Je suis super contente car c’est un t-shirt que je serai contente de porter, même s’il n’était pas de moi (huhu). Il ne me reste plus qu’à espérer que l’impression soit fidèle à mon dessin, vu les soucis parfois remarqués sur ce site. Je vais aller mettre un cierge à Sainte Pantone.
Sinon mon Maneki-Neko est en vote chez Threadless, et je suis bien contente des commentaires sympathiques qu’il rencontre. Ce chat énigmatique est bien sûr un de mes personnages préférés… et j’aime beaucoup ces statuettes japonaises de chats porte-bonheur, avec leur posture très euh… digne. :D La citation du livre y trouve un nouveau sens !
Et enfin je viens de renvoyer encore une autre version de « Alice in Marioland », avec paysage à pois et traitement différent du texte. J’espère qu’il sera accepté.
Abel changea de trottoir et se dirigea vers la cabine de téléportation publique. Il prit place sur la plaque luminescente, prenant soin que ses pieds se positionnent parfaitement sur les traces blanches. Il tira de son portefeuille sa télécarte et la fit glisser dans la fente. Sur l’écran ses données personnelles s’affichèrent, carnet de santé, compte en banque, et il pointa du doigt sa destination sur le planisphère, plusieurs fois jusqu’à sélectionner une cabine d’arrivée précise.
Le plafonnier émit son vrombissement caractéristique et les parois vitrées de la cabine virèrent au bleu outremer, plongeant le reste de la ville dans une nuit lointaine et aquatique.
Abel soupira et se détendit, seul. Plusieurs fois il s’était demandé s’il ne choisissait pas ce mode de transport uniquement pour le délicieux vertige qu’il procurait. Il savait bien que l’abus en était déconseillé, et que la téléportation n’était pas sans risques. Mais il détestait la promiscuité des spatiobus, et finissait toujours par craquer pour la téléportation, malgré les risques, malgré le prix exorbitant, malgré les sarcasmes de ses collègues qui le traitaient de snob.
La lumière du plafonnier se fit plus douce et le vrombissement plus léger, et les parois de la cabine se colorèrent en un mauve floral. C’était parti.
Abel ferma les yeux. Il avait l’impression de sentir la machine scanner chaque atome de son corps, délicatement, minutieusement, patiemment. Le silence était total, et Abel sentait un gazouillis dans ses veines, un frémissement dans ses muscles, une ondulation dans ses cheveux, comme si chaque parcelle de son corps s’étirait telle un chat au soleil. La caresse de la machine l’enveloppait de ses rayons invisibles, et Abel souriait. Il sentait qu’il devenait transparent, le transfert avait commencé. Dans une cabine lointaine, dans les rues rouges et poussiéreuses du désert de Moabville, son corps commençait à exister aussi. C’était tellement étrange de se sentir un peu dans les deux endroits à la fois, d’apercevoir à la fois les gratte-ciels de Newport et les trottoirs cassés de Moabville.
Les rayons se faisaient plus pressants, presque palpables, comme pour l’essorer, le presser, pour le faire sortir de lui-même. La lumière se répandait dans son corps à une vitesse vertigineuse et Abel se sentait auréolé de perles murmurantes, rayonnant d’une gloire muette. Son corps se dissolvait alors dans un pétillement de joie, et son esprit vacillait, au bord de la nausée. C’était le point de non-retour du transfert. Abel se voyait, dédoublé, à des milliers de kilomètres, il contemplait son fantôme inversé, et son fantôme le contemplait, et son cerveau désemparé était au bord de la panique.
A ce moment-là, Abel ne pouvait s’empêcher d’avoir peur. Et s’il ne se reconstituait pas dans l’autre cabine ? Et s’il se reconstituait mal ? Il y avait eu des accidents. Des choses monstrueuses. Mais c’était très rare, statistiquement. Et si l’homme qui se dessinait de plus en plus nettement au loin n’était pas lui ? S’il devenait autre à chaque téléportation, sans s’en apercevoir ? Oh pas grand chose, puisqu’on le reconnaissait. Peut-être les cheveux à peine plus clairs, ou un grain de beauté perdu… Ou un souvenir déformé… Et dans quelques années, il ne se reconnaîtrait plus sur ses vieilles photos ? Absurde, se raisonna-t-il dans les deux cabines à la fois.
Abel de Moabville prenait le dessus, et sa conscience de Newport s’estompait peu à peu. Il distinguait maintenant très bien l’enseigne du bazar devant lequel se trouvait la cabine d’arrivée. Il apercevait les passants, et les regardait de l’air de celui qui peut voir sans être vu. Pour eux il n’était encore qu’une éclaboussure lumineuse, à peine remarquable derrière les vitres fumées, néon parmi les néons.
La téléportation s’achevait et la machine semblait pressée d’en finir, pressée de pouvoir se féliciter d’un travail bien fait. Comme un vendeur de costume dans un magasin de luxe, les mains invisibles du scanner tournoyaient autour d’Abel avec élégance, et semblaient tapoter, lisser, ajuster, épousseter, et apprécier le résultat d’un œil impartial et satisfait, faisant mine de ne pas remarquer le trouble du client. Pas une seule cellule ne serait oubliée. Il serait impeccable.
La téléportation était finie, il était arrivé dans sa ville. La lumière du plafonnier baissait, les couleurs redevenaient naturelles, le bruit s’arrêta. Sa carte fut débitée et les portes s’ouvrirent.
Encore parcouru de caresses magnétiques, Abel sortit de la cabine comme on sort de chez le coiffeur, cherchant dans les regards admiration ou moquerie. Mais personne ne prêtait attention à lui, seul le propriétaire du bazar lui adressa un signe de tête, comme d’habitude. Tout en suivant mécaniquement les rues chaudes et sales Abel retenait tant qu’il le pouvait les sensations de la téléportation, derniers frissons, dernières taches de couleur. Les autres n’avaient qu’à se moquer. Ils ne pouvaient pas comprendre.
Voilà la version que j’ai envoyée ici et là. J’ai ajouté un peu de décor et mis le texte « à la japonaise ». Je mets aussi l’image originale du chat pour ceux qui ne connaissent pas : il n’a vraiment pas ce sourire-là au naturel ! ^^
J’ai eu envie de faire une version chinoise de mes nouilles géantes, je ne sais pas pourquoi je m’obstine comme ça sur ce visu… :D En tout cas j’en suis contente, je crois que ça s’est amélioré, je gère mieux les couleurs et la composition. J’hésite entre ces deux décli : bordeaux chic ou bleu rétro ? Mais je crois que de toute façon ce bleu pétrole un peu éteint n’existe pas en t-shirt…
J’ai passé quelques soirées à polir la tôle de mon petit jouet rétro-futuriste, « retrobot », alias Thunder Robot, un jouet fabriqué au Japon dans les années 50. Quel style ! Quelle classe ! :D
Mon intention était de le proposer à T-unik, éditeur de t-shirts « d’art et de collection » ; malheureusement ce type de collection n’est pas encore à l’ordre du jour. J’espère trouver une autre façon d’apporter ma collaboration car j’aime beaucoup cette démarche originale. Et j’espère aussi avoir un jour mon t-shirt Robby Robot (celui de « Planète Interdite ») ! ;)
L’un des sites les plus sympas que je connaisse (faut y revenir, l’interface change) et une source d’inspiration graphique et surréaliste… La chienne propose de superbes affiches totalement délirantes et même des livres et des cartes, et d’autres trucs très sympas. J’adore l’ambiance !
Un petit visuel envoyé cette nuit chez la Fraise / Threadless. (pas de nouvelles => refusé ?) C’est juste une idée saugrenue qui m’est venue en pensant à l’une de mes histoires préférées, « Alice au pays des merveilles ». Et j’aime aussi énormément les gravures originales du livre. Faudra que je dise un mot un de ces jours du film de Jan Svankmayer, « Alice », parce que c’est quand même un chef d’oeuvre et une référence pour moi en matière d’étrange et d’absurde. :)
Par contre celui-là est passé sur la Fraise ! :) A partir de quoi l’on peut conclure : loi de l’univers n°1 : les admins n’aiment pas les t-shirts orange. Loi de l’univers n°2 : ils préfèrent l’humour macabre à l’humour absurde décalé 15e degré demi-ton clair-obscur qui ne veut rien dire et ne fait rire que moi (et Mapple :p ).
Bon bon bon… Dommage pour l’orange, qu’est-ce que je vais mettre avec ma jupe écossaise orange et violette ?? :D (et merci à tous ceux qui ont mis un mot gentil sur la Fraise :) ).
Suite à la remarque de plusieurs personnes, j’ai redessiné Alice sur mon visuel « Alice in Marioland ». J’avais utilisé le dessin de Tenniel bien sûr, faut dire que j’étais contente d’avoir récupéré un outil de vectorisation gratuit (puisque je n’ai malheureusement pas Illustrator CS2). Mais bon, voilà, cette fois le dessin sera entièrement de moi, même s’il est toujours inspiré de l’original de Tenniel (dessin au crayon, scanné et vectorisé). L’allure d’Alice est inséparable du personnage pour beaucoup de gens, alors je voulais en rester proche. J’ai donc renvoyé cette version.
Derniers commentaires